vendredi 7 août 2009

Tranche de vide III

Ce soir, je ne sors pas vraiment de cette biographie de Camus dans laquelle je suis pris depuis une semaine ; ça achève, il mourra dans cent pages.
Ce soir, je me sens légèrement malade, j'ai attrapé un coup de froid hier soir en laissant la fenêtre ouverte — apparemment j'ai une santé de mémère. Je ne sors pas alors, m'entoure de cette couverture de laine bleue que certaines connaissent, vieille couverture tricotée par une grand-mère à présent usée, troué et roussie par endroits. Cette couverture respire la poussière et peut-être aussi un reste de parfum de femme. En tout cas elle est chaude, c'est tout ce qui compte.
Je suis là et absent ce soir. La nuit approche, ça s'entend. Je retourne à Camus et ses femmes.