Ô couleur ô couleur l'été mange ma mie
et l'esthétique des miettes
l'étouffera.
*
Été été ancre à jeter dans les draps abrasifs
il y aura un sommeil et un rêve
un mirage un Pacifique
il y aura des heures
une main délicate.
vendredi 5 juin 2009
Sonate numéro 24 de Beethoven, premier mouvement
Publié par
Roger Gregor
à
14:12
Libellés : Baudelaire, Trame sonore
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3 commentaires:
C'est piano et violoncelle, ça, non?
D.
Pour piano, j'aurais dû préciser. Opus 78. Mais à un moment donné, j'irai chercher celles dont vous parlez.
Il faisait froid, c’était la nuit et pourtant nous étions en juin, je sais, il y a mieux, mais toutes les conjonctures jouaient, allaient, baisaient même et, savez-vous, oui bien sûr ça vous le savez, tout jouait contre nous, c’était à l’époque où le ciel était sans réponse, quelques chrétiens orthodoxes certes s’accrochaient à la bouée de sauvetage – enfin, à la bouée qu’ils croyaient telle, nous y reviendrons –, à la bouée de dieu, la majuscule en moins, c’était avant toute moisson, avant les récoltes et de longues heures avant l’aube, l’époque est friande d’avant-gardes qui ressemblent à tout faute de ressembler à un canon immémorial, vous le savez, et puis après, qu’en direz-vous, qu’en diront vos mères après vous, j’entends, après vous avoir enterrés, des chiens aboieraient si nous étions chez Stendhal, mais n’ayez crainte, nous ne sommes que chez nous, et chez nous il n’y a rien, enfin, rien qui vaille, à demain, quoi, qui ose nous faire croire que déjà, nous y sommes, allez, la nuit est belle, profitons-en pour poser quelques futiles syntagmes à la hâte, avant que l’ennemi baudelairien, oui, l’ennui, même sans majuscule, nous tienne au bec, mais j’ai le souffle court, j’ai dit.
D.
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